A la rencontre d’Al Souaré : le maître de cérémonie par excellence

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C’est sur les bordures de l’océan Atlantique dans la presqu’ile de Kaloum à Conakry, très précisément  dans un petit commerce (de glace et de café) que Guinée Hit Music s’est entretenue avec Al Souaré. Ce Maitre de cérémonies qui officie les grands événements culturels de la Guinée.  De manière humble et ouverte qu’il a répondue aux questions de notre reporter.

Présentation : Al Souaré est animateur culturel à Espace TV & FM, également manager de la structure Nord-Sud Communication.

Entretien :

                            (Salutations entre Guinée Hit Music et AL Souaré)

1-Comment AL Souaré, est-il devenu journaliste ?

AL SouaréBhaa, c’est une passion d’enfance, depuis toujours. Même si, je n’ai pas fait une école de journalisme, et que je n’ai suivi aucun parcours journalistique, par contre j’ai suivi des cours de droit en faculté. Depuis tout petit, j’étais épris par la passion, j’avais mon petit dictaphone que j’avais acheté, étant étudiant. Je m’écoutais, je m’enregistrais, je commentais des matchs de football, j’écrivais des introductions, des conclusions d’émissions, donc  c’est là que le gout à la chose m’apprise.

2- Quelles sont les personnes qui t’ont inspiré ?

AL SouaréPersonnellement tout petit, il y avait un grand (grand, grand) maitre de cérémonie Camerounais du nom de Consty Eka, c’était quelqu’un qui m’inspirait beaucoup sur la scène par le charisme qu’il dégageait, par le professionnalisme qu’il incarnait. Côté Télé, c’est plutôt récent, Harry Roselmack de TF1, qui présente l’émission 7 à 8. Donc je m’inspire beaucoup de sa façon de faire ses présentations sur les chaînes de Télés.

3 – Comment la transition a été faite de journaliste à Promoteur culturel ?

AL SouaréBon, il n’y a pas de transition, c’est ajouter l’utile à l’agréable, parce qu’on le sait journalisme rime avec communication, communication rime avec évènementiel, évènementielle rime avec organisation.

4- D’où est venu le nom de la boite Nord – Sud Com ?

AL Souaré On nous traite souvent de pays du Sud. Mon objectif était de fusionner des Peuples différents. Prendre des Peuples du Nord, prendre des Peuples du Sud (duquel moi-même, je suis issus) pour pouvoir apporter quelques choses. C’est dans cet esprit que cette petite idée de nom, m’est venu. A chaque fois, je prononçais Nord Sud, Nord Sud et après on a collé Nord – Sud Communication.

5 – Et quel est l’objectif visé par la boite ?

AL SouaréNord Sud Communication a une forte palette. C’est vrai que le nerf de notre guerre, c’est la communication. On fait de la communication institutionnelle, de la communication marketing, de l’évènementielle, choses dans lesquelles, les gens nous connaissent.

Au sein de Nord- Sud Com, nous avons une écurie de maitre de cérémonie, que nous mettons à la disposition des entreprises, qui parfois solliciter des maitres de cérémonies. Un maitre de cérémonie est devenu aujourd’hui un métier à temps plein et qui paye bien son homme.

6- La carte de visite de Nord – Sud Com est synonyme de concert chic. C’est une idée reçue ou une vocation ?  

AL SouaréCe n’est pas la vocation de la boite, malheureusement les gens pensent que nous faisons que des concerts chics. On a fait le match du rire au palais, qui était un concert grand public. Quand on fait le match du rire au Mariador avec un tarif de 250 mille Francs, ce n’est pas un concert chic, parce qu’il y a des concerts qui coutent 1 million à 2 millions ici, la facture à la rentrée.

On a fait Sidiki Diabaté en collaboration avec nos amis promoteurs de la forêt en région Forestière à 20 mille Francs l’entrée. Dans le canevas 2018 – 2019 de notre plan d’action culturel, on a beaucoup d’évènements qu’on est en train de mettre en gestation. Cava commencé par l’esplanade du palais du peuple, on a fait les hôtels, on fait l’intérieur du Palais, il faut aussi, qu’on ait notre baptême de feu à l’Esplanade. Il y a des projets qui arrivent.

7- De ton expérience de journaliste et de promoteur culturel, comment se porte la culture Guinéenne ?

Al Souaré –

  • Beaucoup vont dire la culture va mal, rien ne va, ça ne bouge, je suis d’accord avec ces gens-là.
  • Elle essaye de faire de son mieux avec ce qu’elle a. Je suis d’accord avec cet autre camp.
  • Mais dire, qu’elle va bien, ça serait se voiler la face.
  • Mais, il y a des jeunes, malgré le fait qu’ils ne sont pas subventionnés par l’Etat, par le ministère de tutelle, qui arrivent à faire des choses dans différents secteurs d’activité. La culture n’est pas allée organiser au Palais du Peuple.
  • Vous avez des jeunes comme Bilia (Théâtre), comme Mané, Sow Pedro (Humour), Yaya Kassé (Slam), voilà des gens à encourager dans un pays où malheureusement il n’y a pas d’aides, on est dans l’autofinancement.

 Donc, quand vous partez à l’autofinancement et que vous échouez une fois, vous faîtes quoi ? Vous renoncez et vous changez de secteur d’activité ou vous continuez, alors nous sommes dans ce combat. C’est pourquoi, on est armé de passion. On a envie d’émanciper notre jeunesse. On a envie de devenir grand comme les autres. Mais, les autres pour avoir le statut qu’ils ont aujourd’hui, il a fallu que les politiques puissent les aider à émerger, mais nous on ne peut pas avec nos petites économies, on ne pourra jamais.

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